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Le Quartier

Via Directa

Pendant des siècles, la «via directa» ou rue droite, axe principal et voie antique fut la rue la plus importante de la cité du dragon.
Elle permettait à toutes sortes de voyageurs, marchands, pèlerins ou croisés, de pénétrer dans la ville fortifiée.

Son histoire

Dès le XIIème siècle, les premières batisses ainsi qu’un « hoste », l’hôpital Saint Jacques, voient le jour hors fortifications, jouxtant l’entrée principale de la ville et son pont-levis, pour s’étaler direction Sud- Est en direction de Fréjus.

Ce n’est qu’au XVIème siècle, lors de la construction de la dernière enceinte, que la rue droite fut rattachée à la ville. Le pont-levis et le fossé disparurent pour laisser place à l’actuelle place aux herbes.

Les Personnalités

Certaines de ces personnes sortent du rang, comme Les Pontevès, la Comtesse d’Alès, Blanche Sainval, Pierre Antiboul ou Etienne Garcin, célèbre historien Provençal.

Au fil des siècles, on vit apparaitre des maisons plus bourgeoises,  moins étriquées, bénéficiant de jolis petits jardins exposés au midi.

C’était un petit univers animé, habité par des familles et personnalités illustres issues ou non de la noblesse, mais aussi par des artisans laborieux, et où l’on pouvait trouver toutes sortes d’échoppes, d’étals ou d’auberges.

Une rue très peuplée

Jusqu’à la moitié du XIXème siècle, cette rue regorgeait de monde, évoluant toujours davantage, attirant et séduisant les voyageurs, avec ses boutiques de rez-de-chaussé, ses cardeurs à laine, drapiers, tonneliers, ferblantiers, cordiers, merciers, peintres, sculpteurs, orfèvres, pour ne citer que quelques-uns.

On y trouve des auberges également, comme celui de l’épée, de la tête d’or, l’auberge des trois rois ou le mouton couronné.

Lors de la révolution, la rue prend le nom de rue de la force.

Le XXème

Au XXème siècle, la rue est toujours la plus fréquentée de la ville, beaucoup plus modeste, la bourgeoisie originelle ayant préféré s’installer en périphérie sur de grands et plus récents axes, comme l’avenue Carnot.

Cette fois, les échoppes sont essentiellement celles d’artisans ou de commerçants, épiciers, boulangers, cordonniers, tailleurs, coiffeurs, bars, bouchers, fromagers, tripiers, ferrailleurs, ébénistes ou couteliers…

La belle époque

Pour reprendre les nombreux témoignages d’anciens Dracenois ayant connu cette époque bénie, c’était un lieu populaire et attrayant, où se retrouvaient les populations du centre ancien, lors de mémorables fêtes de quartier et où cohabitent toutes les communautés, particulièrement Arméniennes, Italiennes ou Maghrebines.

Malheureusement et comme dans beaucoup de centres anciens, avec la démocratisation de l’automobile et des temples dédiés à la consommation, en périphérie urbaine, beaucoup de boutiques fermèrent peu à peu, les fourneaux s’éteignirent et il ne resta que quelques cendres historiques pour les amateurs de bons souvenirs, pour citer ce cher Frédéric Mireur dans son ouvrage de référence, « Les rues de Draguignan et leurs maisons historiques ».

L’époque Contemporaine

Façonnée par l’histoire mais trop longtemps délaissée, la rue De Trans trouve aujourd’hui un nouvel élan et son cœur de battre à nouveau, à l’image de ces quelques irréductibles amoureux du centre historique de Draguignan.

Un nouvel élan

En effet, la dynamique de l’action publique se conjugue avec l’implication des protagonistes résidants, artistes, artisans et commerçants. 

Un nouvel élan, profitable pour l’image d’une cité dynamique et inspirante, en témoigne l’ouverture de boutiques nouvelles, galeries d’art ou d’ateliers, au plus grand bonheur des habitants et commerçants.

Il y a des opérations encourageantes de revitalisation, telle la fête du centre ancien, ou « ma rue en couleur », initiative du photographe Marc Aubé, installé  dans la rue de Trans.

« L’idée est de faire de l’harmonie dans la diversité », résume t-il.

 Toutes ces idées ont redonné de la vie à la fameuse « rue des arts », au plus grand bonheur des acteurs économiques locaux. Parmi eux, beaucoup avaient fermé le rideau. A présent, ils se réjouissent de voir revenir une clientèle, des touristes, des curieux.