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N°8 

Infini tifs

n° 8 rue de trans, 83300 Draguignan

Activité

Coiffeur mixte

Description

Aurélie Martin tient son salon de coiffure mixte depuis 10 ans. Dans un univers cosy et agréable, vous pourrez trouver également des produits et accessoires capillaires, rigoureusement sélectionnés par ses soins.

Contacter l’artisan

Tél :04 94 67 25 57

Portable : 07 87 59 33 95

Triperie  » Pastouret »

Dans le quartier, on trouvait la triperie Pastouret.

Différent du boucher, l’artisan tripier transformait les abats d’animaux de la boucherie, de diverses façons, il pouvait les vendre tels quels, crus, ou parfois préparés, échaudés, blanchis, grillés, agrémentés de safran ou de laurier. 

« Il passa au carreau de la triperie, parmi les têtes et les pieds-de-veau blafards, les tripes proprement roulées en paquets dans des boîtes, les cervelles rangées délicatement sur des paniers plats, les foies saignants, les rognons violâtres. »

Zola, Ventre Paris, 1873

 Maison Gues 

Au XVIème siècle, le propriétaire est le capitaine Jean-Véran Surle, enfant du cordonnier d’en face au numéro 3, et cordonnier-chaussetier de son état. Délaissant donc l’aiguille de chaussettier pour devenir capitaine et lieutenant du viguier Claude Rafélis, razat, se jetant dans la mêlée des parties sur le drapeau des royalistes ou anti-ligueurs. Il s’enfuit de la ville occupée par l’armée catholique, en 1590, mais est prisonnier. Il laisse son héritage à l’Hôpital Saint-Jacques contigu à sa bâtisse.

Dans le premier tiers du XVIIème siècle nous trouvons ici Antoine Jausserand avocat au siège dont la famille était descendue fin du XVIème siècle des Alpes-de-Haute-Provence. Lui aussi, ayant embrassé la cause royale, n’aura pas échappé aux représailles de la réaction catholique. 

Enfin Pierre Jausserand,  avocat qui apparaît sur les listes consulaires en 1683.

 

Sources:  Frédéric Mireur, “Les rues de Draguignan et leurs maisons historiques”

 

Maison  Provido

Au XVème et XVIème siècles habitent les familles Blanc-Crochon et de Villeneuve-Dary.

Jacques Blanc-Crochon, docteur en théologie, est prieur de Saint-Hermentaire en 1532. Sous l’Ancien Régime, l’usage est de transmettre le titre et les bénéfices de prieur aux siens, aux membres de sa famille.

Les homonymes étaient alors affublés d’un sobriquet, ainsi Blanc-Crochon, Crochon signifie dodu, les distinguant des Blanc-Malvési (mauvais voisins) ou encore des Blanc-Clavaire et des Blanc-Argentier.  

Sa sœur épouse Honorat de Villeneuve-Dary, apothicaire et dont leur fils Thomas à 11 ans prend la tonsure. Il est de tous les prieurs de Saint-Hermentaire le seul qui ait laissé un souvenir personnel dans la chapelle du patron de Draguignan, un bénitier en marbre décoré du blason des Villeneuve.

Dary est aussi un surnom donné à cette famille de cardeur à laine ou d’apothicaires, portant le nom de notre grande famille aristocratique de Villeneuve, ce qui à cette époque est toujours possible.

Sources:  Frédéric Mireur, “Les rues de Draguignan et leurs maisons historiques”