logo du site

N°32

Artisans à proximité

Café inventé

Les Allumés d’arts

Marc Aubé

Cordonnier

« Grisollia »

L’activité de cordonnerie supposait une grande dextérité manuelle. Les différentes opérations réalisées par cet artisan nécessitent minutie, patience et habileté. Il fallait également avoir une excellente vue. Grâce à ses connaissances techniques, le cordonnier était capable de repérer les modifications à apporter sur une chaussure ou sur toute autre pièce. Il créait sur mesure des pièces uniques, connaissait les propriétés des matériaux, comme le cuir par exemple.Ce quartier devint très réputé pour son artisanat délicat et son savoir-faire. On raconte que tout Draguignan, ainsi que les villes alentour venaient se fournir dans ces rues.

Les métiers de maçonnerie, de cordonnier ou de coiffeur étaient considérés comme des professions réservées à la population “transalpine”*. Cela permettait de faire vivre de nombreuses familles italiennes.  

*Transalpine: Qui est au-delà des Alpes (opposé à cisalpin).

Maison Truc

La  maison des Orfèvres

Encore une dynastie d’artistes du XVIe siècle, des argentiers, la famille Escavard tient  boutique au XVIe siècle, ce sont des orfèvres. Antoine Escavard qualifié de « fameux Orfèvre d’Aix » est issu de toute vraisemblance de notre souche dracénoise.

Un boulanger vint s’installer ensuite dans la seconde partie du XVIème siècle, Gaspard de Bellegrand.

La maison devint logis à l’enseigne de la fleur de Lys d’abord puis de la Sirène. Nous sommes au début du XVIIe siècle et c’est toujours la famille de Bellegrand qui officie. 

Dans la première moitié du XVIIIe siècle, c’est un dénommé César Ferry qui est propriétaire des lieux, héritier par sa femme du dernier des Bellegrand. Il fut employé, géomètre-arpenteur, chef d’un petit service ce qui est rare à cette époque à Draguignan, ville judiciaire et non administrative. Il transforma la maison en demeure bourgeoise. 

En 1765 c’est l’habitation d’une des femmes les plus remarquables de la société dracénoise,  la comtesse d’Alès. La demeure abritera la romance d’un grand homme, le bailli de Suffren avec celle d’une femme d’élite.

Une grande dame remplace une autre, la comtesse de Sabran-Belvédère loge ici dans les ultimes années du vieux régime.

Sources: Fréderic Mireur,  » les rues de Draguignan et leurs maisons historiques »