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Tito Nannelli

Dans cette rue très animée où pullulait toutes sortes de commerces et services de première nécessité, on y trouvait également des enseignes tels que la Maison “Tito Nannelli”, créateur, tailleur, modiste, d’origine italienne. On sait que les Italiens ont été nombreux à rejoindre la France, notamment dans le sud-est, telle que la ville Draguignan dès 1850.

La propriété d’un commerce est perçue par les immigrés italiens comme l’un des symboles d’intégration et de réussite sociale… À partir des années 1920, la réglementation se durcit toutefois à l’égard des étrangers en réponse aux discours xénophobes sur le thème de la concurrence déloyale. Si la dimension ethnique ne détermine pas toujours le secteur d’activité des Italiens, ils intègrent  les secteurs du vêtement et de l’alimentation. Nombreux sont les modistes, tailleurs, chapeliers et cordonniers dans les grandes villes.

Maison  Provido

Au XVème et XVIème siècles habitent les familles Blanc-Crochon et de Villeneuve-Dary.

Jacques Blanc-Crochon, docteur en théologie, est prieur de Saint-Hermentaire en 1532. Sous l’Ancien Régime, l’usage est de transmettre le titre et les bénéfices de prieur aux siens, aux membres de sa famille.

Les homonymes étaient alors affublés d’un sobriquet, ainsi Blanc-Crochon, Crochon signifie dodu, les distinguant des Blanc-Malvési (mauvais voisins) ou encore des Blanc-Clavaire et des Blanc-Argentier.  

Sa sœur épouse Honorat de Villeneuve-Dary, apothicaire et dont leur fils Thomas à 11 ans prend la tonsure. Il est de tous les prieurs de Saint-Hermentaire le seul qui ait laissé un souvenir personnel dans la chapelle du patron de Draguignan, un bénitier en marbre décoré du blason des Villeneuve.

Dary est aussi un surnom donné à cette famille de cardeur à laine ou d’apothicaires, portant le nom de notre grande famille aristocratique de Villeneuve, ce qui  à cette époque est toujours possible.

Sources:  Frédéric Mireur, “Les rues de Draguignan et leurs maisons historiques”